Après un bref avant-goût de la Thaillande, notre itinéraire nous a mené vers le Cambodge, un trajet qui s’est révélé une aventure en soi. Le trajet d’autobus dure 5 heure et coûte 210 bath, environs8$ canadiens. Après quelques heures l’autobus s’arrête pour laisser entrer une grosse dame qui nous crie, à nous seuls occidentaux de la place, de la suivre si on va au Cambodge. En quelques minutes, une minivan nous conduit à un «tourist lounge» où on nous propose une navette pour aller à la frontière. Quand on nous propose des formulaires pour obtenir un visa, je me lève et dis aux autres qu’on s’en va. Les guides de voyage nous mettaient bien en garde contre ces attrappes touristes. Dans le café internet à côté, on rencontre Mike, un anglais qui tient un bar en face. Il nous donne quelques conseil pour traverser la frontière sans trop de problèmes. On part donc dans la ville pour se faire des photos de passeport, à un prix trop élevé. En sortant, un tuk-tuk nous intercepte et propose de nous conduire à la frontière pour une sommes plus base que celle dont on nous avait parlé. On comprendra quelques minute plus tard qu’il voulait nous emmener dans un autre tourist lounge. Cette fois-ci on n’arrêta pas et on lui a fait comprendre qu’on ne descendrait qu’à la frontière.
Enfin arrivé on passe les autorité thaillandaise qui annulent alors notre visa de séjour en Thaillande. Ils nous en émettrons un nouveau à notre retour. Ce qu’on ne savait pas et qui était très nouveau c’est qu’à cette frontière, le visa à l’entré en Thaillande est de 15 et non 30 jours. Dans la zone frontalière, les voitures circulent dans tout les sens, ne sachant que faire puisqu’en Thaillande on conduit à gauche et au Cambodge, à droite. Nous traversons pour se rendre au bureau des visa. Malgré le prix affiché de 20$US (600 bath) on charge 1000 bath. On revient ensuite sur nos pas pour éviter de passer devant la table de policiers qui paraît-il nous charge 50 bath pour rien, juste parce que. On se fait alors crier de revenir. Les crieurs abandone voyant que nous aussi on peut soudainement ne plus parler anglais quand vient le temps de sortir notre change. Il nous reste ensuite à faire la file pour faire étamper notre visa être au Cambodge.
En sortant des autobus gratuit nous attendent. Nous ne voullont pas les prendre parce qu’ils mènent à une gare d’autobus où les prix sont exagérés. De plus, ces autobus font tellement de détours qu’ils n’arrivent jamais que la nuit tombée et vous forcent à prendre l’hotel de leur choix, évidemment miteux puisqu’il se prête à ces manigances. On décide donc de suivre la longue route poussièreuse qui continue à perte de vue, en espérant trouver la vrai gare d’autobus. Immédiatement, deux gars en chemise bleues portant des cartes plastifiés nous interpèlent. Ils veulent qu’on prennent leur autobus. On ne veut pas. Ils insistent, on refusent. Encore, non merci. Comment on dit merci en Khmer? Aw-koum. Aw-koum donc, mais j’en veux pas de ton autobus. Mais où vous allez alors? Pas de tes affaires. On va vous suivre d’abord. Ok si tu veux. Certain que vous ne voullez pas un taxi. Non je te dis. On marche avec nos valise, encore et toujours, les deux nous suivent. On demande à un occidentale devant un hotel crap si il peut nous indiquer la gare d’autobus. Il ne veux pas trop parler vu que la mafia des taxi nous suit en bande de plus en plus nombreuse. Tous nous disent qu’il n’y a pas d’autobus à cette heure si tardive. Il est 13 heures. On continue donc jusqu’à ce qu’on soit entourés de 5-6 gars fatiguants. On demande le prix pour un taxi. 40$ pour Siem Riep. Ok, c’est raisonnable. On apprendra pas la suite que le vrai prix était de 30 $ mais que la plupart des touristes paient 80$US. Notre chauffeur arrive quelques minutes après s’être fait appellé et n’a pas l’air content de son assignation. Avant de partir le gars à la chemise bleue qui nous a tellemment fait chier me demande un pourboire. J’emmerde ce con. Je lui dis qu’il m’a fait marcher avec mes valises pendant 20 minutes et que j’ai pas d’argent pour lui. Son visage de fillette devant une grosse sucette se change alors et il m’insulte en langue Khmer avec un large sourire de con. Beaucoup de cambodgiens, pas tous bien sûr, sont rapaces et voleurs, mais jamais violents. Il faut leur pardonner vu la pauvreté. Il n’en reste pas moins qu’on n’avait pas envie d’encourager ce genre de commerce qui fontionne comme le crime organiser, avec un monopole et de l’intimidation.
Notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais. Après un arrêt pour mettre de l’essence, par la valise!, on part. Le volant est à droite, malgré qu’on conduise à droite. Cela a le désagrément que lors des dépassements, étant assis à gauche, je suis le premier à voir qu’on fonce sur un camion. Jumelé au fait qu’il n’y a pas de ceinture de sécurité et que le pare-brise et tout brisée, c’est pas rassurant. La route est en sable et il y a de très nombreux détour où elle descent rapidement en faisant un crochet où les motos, les voitures, les camions et les autobus se croisent à une vitesse folle parfois à gauche, parfois à droite, selon l’humeur du moment. Les vaches traversent à leur convenance et les cambodgiens s’entassent à 10 dans une boîte de pick-up avec leur foulard pour se cacher de la poussière. Parfois on ne voit pas la route, aveuglés par le sable. Étant donné qu’on va plus vite que les vélo, omniprésents, et que les tuk-tuk ou les motos, on passent notre temps à dépasser et à signaler notre présence en klaxonnant. On arrête pour une bouteille d’eau sur le bord de la rue et le chauffeur insiste pour me la payer.
Voilà pour notre batême de la route au Cambodge, expérience incomparable avec la Thaillande. Pourtant, les accidents semblent rares. Les gens ne roulent pas très vites et son constament attentifs, ce qui n’est pas toujours le cas sur nos routes occidentales.
Arrivé à Siem Riep, un tuk-tuk de la compagnie nous attend pour nous apporter gratuitement à un hotel. Évidemment le chauffeur nous dis que ceux situés près du centre sont tous plein. Foutaise monumentale puisqu’ils y a très peu de touriste cette année avec la récession et la crise des aéroports de Bangkok. On avait déjà choisi notre hotel et on a donc prétendus avoir une réservation, notre nouvelle phrase magique pour avoir la paix. Ce fût un excellent choix puisqu’on a eu une chambre pour 4 nuit dans une pension très sympatique et peu cher. Le chauffeur insistait pour qu’on le rappel le lendemain pour visiter les temps. J’ai jeté son numéro, ne voulant pas encorager ces voleurs.