Quoique située dans la zone 1 du métro, notre auberge à Londres était à une bonne heure à pied de la plus proche attraction. Nous avons donc pris le métro le matin pour aller à la station Tower bridge, à l’extrémité est de la carte. De là partait le tour guidé qui allait nous mener à travers la vielle ville de Londres. Communément appelée la city, elle est maintenant le quartier financier et ne compte que 7000 habitant, alors que le grand Londres en compte 7 millions.
C’est dans ce coin de la ville que l’on peut traverser le Tower bridge et le London bridge, les deux étant souvent pris pour le même. Le Tower à deux étages, le deuxième étant pour les piétons. Ce coin de la ville étant reconnu pour son gangstérisme et ses tueurs en séries (comme Jack l’éventreur) le pont piéton fût finalement fermé parce qu’il s’y passait trop de crimes. On peut maintenant le traverser pour 10 Livres. Un citoyen y est passé sans payer il y a quelques années. Il était accompagné de deux moutons. Une loi dit que tout citoyen libre de Londres a le droit de passer avec deux moutons sur le tower bridge. Un américain fou a acheté il y a quelques années le London bridge pour l’installer en Arizona. Les ponts de Londres on pour la plupart été reconstruit plusieurs fois. Alors le monsieur américain, une fois le pont remonté dans son coin de pays, fût étonné de ne pas voir le pont supérieur et les tours comme sur la photo. L’imbécile pensait avoir acheté le Tower bridge!
Parlant de pont, le millénium bridge à été construit pour l’an 2000. Après avoir été inauguré en retard, on s’est aperçu qu’il avait un défaut. Le pont piéton bouge de gauche à droite lorsque les gens marchent dessus. Ils ont alors dû le fermer pour finalement trouver la solution quelques mois plus tard.
La vielle ville a passé au feu pendant plusieurs jours en 1666 et a été reconstruite de la même façon ensuite. Les rues sont donc disposées n’importe comment, loin du cliché anglais des rues carrées. On est passé dans le territoire des templiers, aujourd’hui repère des avocats. Londres est vraiment curieuse, avec toutes ses administrations indépendantes et ses traditions excentriques. Pour entrer dans la vielle ville, la reine doit demander la permission à un gars qui passe l’année là à attendre qu’elle appelle. Son seul travail est ensuite de trainer un drapeau ou je sais pu quoi quand elle arrive.
Le lendemain on a fait le tour guidé royal. On a donc assisté à une partie du changement de garde à Buckingham palace. Derrière le palais il y a un jardin. Des touristes allemands voulant dormir sous la tente dans le Hyde park ont franchis la clôture. Le lendemain, ils allèrent trouver le garde personnel de la reine pour lui demander comment sortir de Hyde park. C’est alors qui furent informés qu’ils s’étaient plutôt installés dans le jardin de la reine et qu’ils devaient quitter sans délai. Il y a quelques années, un irlandais qui buvait tranquillement dans le parc a décidé d’entrer dans le palais. Après qu’il ait déclenché plusieurs alarmes, les gardes débranchèrent le système, pensant qu’il fonctionnait mal. Le gars a donc fait le tour du palais, bu une demi bouteille de vin et est ensuite sortit. Quelques jours plus tard, il décide de récidiver. Même scénario mais la nuit où la reine est là. Il fini par arriver dans la chambre de la reine et la réveille. Elle appui sur son alarme personnelle mais son seul garde est partit promener son chien. Les deux engagent la conversation et l’irlandais deviens tellement confortable qu’il assit au pied du lit et demande une cigarette à la reine. Cette dernière dit qu’elle doit téléphoner à son garde pour qu’il lui en apporte une. Le garde arrive finalement. L’irlandais fût ensuite accusé d’avoir volé une bouteille de vin. Le palais étant une propriété publique, il avait le droit d’y circuler!
On a aussi appris que suite à la promesse du nouveau maire de Londres, les pigeons de Trafalgar square sont nourris exclusivement par le personnel qui leur donne des pilules anticonceptionnelles. À Westminster abbey, on a enterré Darwin parmi les grands hommes de la nation, aussi hérétique soit-il. On a aussi vu le bunker que Winston Churchill utilisait en cas de raid aérien des allemands durant la deuxième guerre mondiale. Tapissé de végétation, il est censé se confondre avec le parc de l’autre côté de la rue. Ce dernier accueillait anciennement des animaux exotiques apportés par les chefs d’états étrangers. Juste à côté est la garde à cheval de la reine, dont la cour arrière devrait servir de terrain de tennis aux prochains jeux Olympiques d’été.
Un autre jour, nous sommes allé prendre le thé dans un endroit trop chic pour moi et à un prix de fou. Les scones, de petits gâteaux, étaient plutôt bon. On peut les tremper dans la crème fouettée ou dans la confiture. On a aussi marché de Big Ben à Tower Bridge, en traversant les ponts pour aboutir dans un pub. En chemin on a visité St-Pauls Cathedral, réputée le deuxième plus belle au monde. Je n’irais pas jusque là mais c’était très beau. Le plafond du dôme est tout en or et lorsqu’on y monte, on d’entend chuchoter d’un bout à l’autre de la salle. D’en haut on a une vu de tout Londres.
Nous sommes aussi allés visiter une partie des musée Albert et Victoria et d’histoire naturel. Dans ce dernier les expositions datent de plusieurs années et il y a des enfants qui courent partout. Dans l’expo sur l’écologie on peut entendre ‘’Let’s recycle another rabbit’’. L’exposition spéciale sur Darwin coûtait un peu trop cher. Londres est une ville très dispendieuse mais les musées y sont presque tous gratuit, à l’exception des expositions temporaires.
Le dernier jour on a dû laisser nos bagages à la gare pour passer le temps avant de prendre l’avion pour Bangkok. Parce que les anglais sont paranoïaques il n’y a pas de casiers dans tout le pays. On doit faire passer nos bagages au détecteur pour les envoyer au vestiaire de la gare. 6 livres par sac, multiplié par 4, ça fait 24 livre ou 50$ canadien pour laisser nos bagages en consigne 4 heures.
Nous voilà donc partit après 5 jours dans le froid de Londres l’hiver. Il faudra y retourner en été parce que pense qu’on n’a pas apprécié autant parce qu’on avait hâte de partir pour la chaleur de l’Asie du sud-est.